Liquide
1 11 2010Derrière le miroir, sous cette surface lisse
Tout est plus léger
Les mouvements s’enlisent, se glissent
Aucun son parasite
Que le murmure des corps
Dans un silence, quasi mystique
On pourrait presque entendre
Les sirènes railleuses
Du fonds des mers, des entrailles
Qu’elle rejette à grandes gueules
A coup de torrent, sur vous bégueules
Sous cette lame bleuâtre
Plus besoin de coup de théâtre
S’engloutir en surface
Se dissoudre d’une brasse
N’être plus que son corps
Ses battements de bras
Oublier le décor
Pour renaître plus bas
Je plonge à grandes haleine dans cette étendue souveraine
Elle m’accueille comme une reine
Et en son sein gisant, ruisselant d’amour
Je m’inonde, nage en tambour
Elle m’agrippe, me colle à la peau
S’immisce à l’intérieur des naseaux
Oh belle cruelle,
Jamais plus ne me séparer d’elle
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